Bienvenue à tous!!

Salut à toi qui te retrouves sur mon blog, que ce soit par hasard, volontairement ou sous la contrainte. C'est un blog particulier, celui d'un jeune vétérinaire bien sous tous rapports qui parle pas mal de son métier et surtout d'ophtalmo, neuro et médecine interne. Tu y trouveras divers infos sur les maladies animales ainsi qu'une large partie sur la vie et les activités à La Réunion. Bonne visite et n'hésite pas à poster un commentaire, ça fait toujours plaisir!! La médecine animale se pratiquant avec un patient en face de soi et avec ses petites mimines, TOUTE DEMANDE DE CONSULTATION A DISTANCE OU D'AVIS SUR UN CAS PARTICULIER SERA IGNOREE ET EFFACEE, pour des raisons de bon sens et de déontologie. Faites appel à votre vétérinaire pour toute question.
Mardi 18 septembre 2007
Je ne résiste pas à l'envie de montrer aux initiés la photo de ce chat qui sort d'une chirurgie d'ablation bilatérale du conduit auditif  à cause d'adénocarcinomes des glandes cérumineuses. J'attendais cette chirurgie depuis que mon collègue m'a dit qu'il allait la réaliser...juste pour en voir les complications quasi-systématiques (je sais, c'est vache mais ne vous en faites pas elles sont transitoires en général). Aller Thierry, c'est de bonne guerre!!
Il s'agit d'une paralysie faciale bilatérale par inflammation des fibres nerveuses du nerf auriculo-palpébral qui passe à proximité du site chirurgical (notez le réflexe cornéen négatif par impossibilité de fermeture des paupières ainsi que la réduction de la fente palpébrale). La seconde complication est un syndrome de Claude Bernard Horner partiel par compression des fibres orthosympathiques post-ganglionnaires destinées à l'oeil et qui passent en partie par la bulle tympannique (notez la procidence bilatérale de la membrane nictitante et encore une fois la réduction de fente palpébrale). 
Ces complications sont dans la majorité des cas réversibles en quelques jours à quelques semaines.
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par Anthony publié dans : Neuro
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Vendredi 7 septembre 2007
Un chat de type chartreux de 14 ans est amené en consultation pour problème oculaire apparu brutalement il y a 6 mois. La photo a été prise sans aucune instillation de collyre. Il boit beaucoup plus depuis quelques mois et l'auscultation cardiaque révèle une tachycardie et un bruit de galop constant. Un panel d'examens radiographiques, biochimiques et endocrino a permis de diagnostiquer une hyperthyroïdie à l'origine d'une hypertension artérielle systémique avec cardiomyopathie hypertrophique. C'est assez fréquent chez le chat âgé. La présentation clinique avec troubles cardiaques, augmentation de la prise de boisson et troubles oculaires est assez caractéristique dans ce cas.
Le traitement est étiologique avec les divers traitements de l'hyperthyroïdie à notre disposition + un traitement anti-hypertenseur. Idéalement lors d'hyperthyroïdie, les bêta bloquants sont utilisés car les hormones thyroïdiennes activent le système bêta adrénergique. Les inhibiteurs calciques restent les molécules de choix en cas de cardiomyopathie hypertrophique féline d'origine autre que thyroïdienne. Les IECA sont utilisables mais baissent nettement moins la pression artérielle chez le chat que chez le chien.
par Anthony publié dans : Quizz ophtalmo
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Vendredi 31 août 2007
Un Springer Spaniel de 3 ans vient en consultation pour écoulement muco-purulent unilatéral à gauche évoluant depuis plusieurs jours sans commémoratif particulier. Le chien ne présente aucun autre signe clinique que cette chassie et une conjonctivite marquée. L'oeil adelphe est normal. On ne note ni blépharospasme ni anisocorie ni anomalie du diamètre pupillaire du côté atteint.
Un traitement avec du fradexam et du tobrex instauré par un 1er vétérinaire n'a rien changé du tout.
Que faites-vous?
-Test de Schirmer I:
15 mm
-Frottis conjonctival: PNN +++, cellules épithéliales sans inclusion, macrophages, peu de bactéries. Conjonctivite non spécifique

-Test fluorescéine: négatif
-Recherche de corps étranger après anesthésie locale: négative
-Observation de la face postérieure de la nictitante: aspect normal, légèrement hyperhémiée
-Cathétérisme des points lacrymaux supérieur et inférieur: facile mais flushage impossible même en se mettant à 2 (1 qui flushe dans chaque ostium)
-Dacryocystorhinographie: le produit de contraste ne prend pas la direction du canal lacrymal mais plutôt celle du sinus. Impossible d'introduire une sonde dans le canal depuis l'ostium supérieur. Le canal est donc perforé certainement des suites d'une fragilisation post-inflammation +/- chronique (corps étranger, infection...). Pas de traitement envisageable, gestion uniquement hygiénique avec désinfection et antibiotiques en cas d'infection.

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par Anthony publié dans : Ophtalmo
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Mercredi 29 août 2007
J'avais envie de notifier quelque chose de simple, qui semble anodin, presque banal au regard de tous et qui pourtant est énorme à mes yeux et à celui de bon nombre de mes confrères: j'ai eu un compliment de la part de clients contents!! "Docteur, vous êtes un as de l'ophtalmologie" m'ont dit des gens dont j'ai opéré leur chien d'une tumeur palpébrale avec une technique de lambeau et qui étaient particulièrement contents du résultat. 
C'est suffisamment rare pour être écrit noir sur blanc sur ce blog. Non pas que je sois trop nul pour qu'on puisse me remercier (enfin je ne crois pas...) mais simplement que la pratique de la reconnaissance du travail accompli en médecine vétérinaire me semble assez rare voire quasi-inexistante. Je pense pouvoir compter sur les doigts d'une seule main les remerciements de clients satisfaits alors que je ne compte plus les reproches, qui eux, sont devenus avec le temps plus que banals et noyés dans la masse des consultations. 
On n'arrive pas à sauver pas un chien qui est malade depuis des semaines, qui a été traité avec de la poudre de perlinpimpin et des médicaments à usage Humain et qui, à bout de souffle, est enfin amené chez le garagiste vétérinaire pour se faire réparer mais décède hélàs rapidement parce que son état est catastrophique...et on est jugé comme un nul, on a pas réussi à sauver kiki...je connais l'histoire d'un véto rural qui s'est suicidé face à ces pratiques répétées dans sa clientèle. Par contre les remerciements après avoir sauvé un chien de dilatation torsion, mis au monde 10 chiots par césarienne suite à une mise bas difficile, sauvé un chat suite à une intoxication...sont extrêmement rares puisque c'est notre boulot et qu'on doit le faire après tout. Critiquer est toujours plus facile que reconnaître que sans notre intervention, certains animaux ne seraient plus là pour miauler, aboyer ou pisser sur les draps...
C'est ce genre de comportement banalisé qui fait que je me sens la plupart du temps inutile, que je compte le nombre de fois où j'ai réellement servi à quelque chose dans ma semaine et que je me remets sans cesse en question. Quelqu'un ne revient pas à sa consultation de contrôle et je me pose systématiquement la question "l'animal va bien et il juge qu'il n'a pas à revenir (sans appeler bien sûr, ça serait trop facile sinon) ou alors il y a des complications, il n'est pas content et il est parti voir ailleurs (c'est trop simple de revenir en contrôle justement pour qu'on puisse faire ce qu'il faut)". 
On ne cherche pas les compliments à tous prix mais juste un peu de compréhension et de bon sens (qui manque cruellement à nombre de personnes!!!).
Je pense que notre métier est méconnu, que ses difficultés sont complètement ignorées par le grand public et c'est certainement pour cela que nombre de vétérinaires praticiens ressentent un malaise grandissant dans cette société de services qui veut qu'on emmène sa voiture chez le garagiste comme on emmène son chien se faire réparer chez le véto...exactement à la même échelle de valeurs. Il y a un manque de communication flagrant, un manque de civisme qui est moralement très dur à vivre au quotidient et qui fait qu'on a vraiment envie de changer d'air très souvent. 
Quant aux relations employeur/employé dans le microcosme vétérinaire, c'est encore une autre discussion qui mériterait des heures d'écriture...
En espérant que le message soit passé.
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par Anthony publié dans : Etats d'âme
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Lundi 20 août 2007
Chien de  plus de 10 ans vu il y a quelques jours pour ulcère cornéen profond d'origine traumatique. Il est traité avec de l'atropine, du N Acétyl Cystéine, de l'acide hyaluronique, de la gentamicine et un collyre AINS depuis 10 jours.
On constate la présence de synéchies consécutives à une uvéite antérieure concommitante à l'ulcère profond. Ces synéchies se font entre la capsule antérieure du cristallin (déjà cataracté auparavant) et la face postérieure de la cornée: l'endothélium. L'adhérence à l'endothélium cornéen est responsable d'une endothélite provoquant un oedème cornéen stromal qu'aucun traitement médical ne parvient à atténuer dans ce cas. Le traitement peut consister en 1 injection de TPA (activateur du plasminogène) dans la chambre antérieure pour tenter de résorber les synéchies ou éventuellement en 1 chirurgie d'exérèse si cette 1ère solution n'a pas donné satisfaction. L'endothélium cornéen cicatrisant très lentement, l'odème peut persister durant plusieurs semaines. Celui-ci est la conséquence de l'altération de la pompe hydrique de la cornée, qui est principalement effectuée par les cellules endothéliales. L'utilisation d'un collyre hyper osmotique peut permettre d'atténuer l'intensité de cet oedème.

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par Anthony publié dans : Quizz ophtalmo
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Jeudi 9 août 2007

Chat de 13 ans venu pour "voile blanc" évoluant depuis 1 mois. RAS à part ça.
Il s'agit d'une kératite éosinophilique ou kératite granulomateuse du chat. L'étiologie est en général inconnue mais elle peut être une complication d'un herpès oculaire. Le frottis cornéen est caractéristique et montre des polynucléaires éosinophiles et neutrophiles. L'affection est généralement unilatérale mais peut devenir bilatérale. Il convient de rechercher une herpès virose et de la traiter en parallèle de la kératite, qui se gère avec des immunomodulateurs locaux comme la cortisone ou la cyclosporine. L'acétate de mégestrol per os est également décrit mais n'est pas à utiliser en 1ère intention à cause des nombreux effets secondaires.

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par Anthony publié dans : Quizz ophtalmo
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Vendredi 3 août 2007
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Il s'agit d'une luxation antérieure du cristallin avec glaucome secondaire suite à la diminution de l'évacuation de l'humeur aqueuse par l'angle irido-cornéen (noter la légère congestion épisclérale + la néovascularisation cornéenne superficielle). Le cristallin luxé de ce caniche de 14 ans est cataracté. La gestion de ce genre de chose passe par la restauration d'une PIO dans les normes avant intervention chirurgicale qui consiste à extraire le cristallin luxé. Les complications de luxation antérieure sont un glaucome secondaire très fréquent apparaissant quelques heures à quelques jours après la luxation, une uvéite antérieure et une endothélite avec oedème cornéen stromal très important et dur à gérer à la suite du frottement du cristallin sur la face postérieure de la cornée. Il s'agit d'une urgence tout d'abord médicale puis chirurgicale.
par Anthony publié dans : Quizz ophtalmo
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Mardi 31 juillet 2007
Ce parasite a été isolé sur un raclage cutané d'un rat présenté pour prurit, alopécie et squamosis. Il s'agit de Radfordia affinis. Son nom exact a été trouvé sur un super site avec tout plein d'images microscopiques de parasites externes des NAC (en Anglais): http://www.radil.missouri.edu/info/para/Ectoparasites/

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par Anthony publié dans : Parasito-dermato
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Vendredi 27 juillet 2007
Il n'y a pas longtemps, j'ai feuilleté un ouvrage Français d'ophtalmologie consacré au chat, sorti il y a peu de temps et acheté par la clinique. En regardant les photos présentées à la fin, j'ai quelque peu bondi en voyant 2 de mes propres clichés...attribués à un célèbre neurologue vétérinaire. Et là tout est revenu: lors de mon internat, ce même neurologue m'a demandé de lui préter des images de neuro-ophtalmologie pour illustrer un ouvrage Allemand avec d'autres images que les siennes, pour ne pas faire redondance. Pas de souci pour moi qui suis toujours ravi de rendre service et qui possède une bonne banque iconographique. C'est quelque chose qu'on fait tous en échange bien sûr de la créditation des photos à notre nom. Lors de la quasi totalité des conférences auxquelles j'ai assisté, les conférenciers insistent lourdement sur ce point: ne pas piquer des photos aux autres et rendre à César ce qui lui appartient car les images ressortent toujours. Il n'y a qu'à voir les colères qu'ils piquent lorsqu'ils s'en rendent compte...Il n'y a pas un ouvrage scientifique qui sorte sans qu'un cliché ne soit attribué à un auteur, pas une publication sans que le comité de rédaction de la revue ne demande de qui sont les photos illustrant l'article en question...
Il m'est arrivé de nombreuses fois d'avoir besoin d'images trouvées sur le net et appartenant à des personnes vivant en Afrique du Sud, Israël ou aux USA. Je n'ai jamais rien publié sans contacter ces personnes avant en leur demandant leur accord et en insérant leur nom + une phrase de remerciement. Ca se fait il me semble...
Bon, en soi il n'y a pas mort d'Homme mais c'est pour le principe!! J'avais confiance et je vois que même ceux qui paraissent le plus à cheval sur les principes peuvent être de vrais requins. L'image de marque de cet Homme qui se veut ultra-intègre et qui m'avait fait aimer la médecine interne et la neurologie en prend un sacré coup dans l'aile.
Moralité: je ne prèterai plus jamais d'image en vue de la publication sans donner mon aval avant impression définitive et mon p'tit nom à côté du cliché, ça me parait la moindre des choses. (quand on voit ce que demandent certains en échange d'une image, c'est pas beaucoup demandé! "Merci au grand docteur vétérinaire Machin pour m'avoir gentiment prété sans jamais que je doive insister cette jolie image échographique. Jamais cet article n'aurait pu voir le jour sans lui et son infinie bonté, sans compter sur sa compétence d'imageur et le soutien de l'ASV qui a tenu l'animal..."). 
Voilà, c'était la minute "coup de gueule". Ayet, c'est fini.
par Anthony publié dans : Etats d'âme
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Vendredi 27 juillet 2007
Frottis conjonctival d'un chat présentant des éternuements et un épiphora bilatéral importants. La conjonctive concernée est légèrement oedématiée. 
Les 3 cellules polynucléées avec de nombreuses petites inclusions orangées observées sont des polynucléaires éosinophiles et signent, dans le cas présent, une complication de conjonctivite éosinophilique chez un chat atteint de coryza avec herpèsvirose oculaire. Il convient de gérer comme il se doit les signes oculaires et généraux avec un traitement antibiotique et antiviral local + un traitement général à visée de l'appareil respiratoire supérieur (aérosolthérapie, antibiotiques par voie générale).

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par Anthony publié dans : Quizz ophtalmo
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