Bienvenue à tous!!

Salut à toi qui te retrouves sur mon blog, que ce soit par hasard, volontairement ou sous la contrainte. C'est un blog particulier, celui d'un jeune vétérinaire bien sous tous rapports qui parle pas mal de son métier et surtout d'ophtalmo, neuro, imagerie et médecine interne. Tu y trouveras divers infos sur les maladies animales à partir de cas cliniques, de photos ou de quizz, ainsi qu'une large partie sur la vie et les activités à La Réunion où j'ai travaillé. Des vétérinaires s'y retrouvent pour échanger des idées, des infos, commenter les articles entre professionnels. Pour l'instant visitable sans mot de passe, faites en sorte de respecter les règles pour que ce site continue d'être accessible à tous.  Bonne visite et n'hésite pas à poster un commentaire, ça fait toujours plaisir!!

Attention néanmoins: ce site n'est pas un forum ou une foire aux questions destinée aux propriétaires cherchant des informations précises sur le cas de leur animal. La médecine vétérinaire se pratiquant avec un patient en face de soi et avec ses petites mimines, TOUTE DEMANDE DE CONSULTATION A DISTANCE OU D'AVIS SUR UN CAS PARTICULIER SERA IGNOREE ET EFFACEE, pour des raisons de bon sens et de déontologie. Faites appel à votre vétérinaire traitant pour toute question.

Parasito-dermato

Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /2006 14:06

Derrière ce doux nom se cache une maladie des canidés (parfois aussi des félidés) pas franchement sympa. C'est une maladie parasitaire due à un ver rond (Spirocerca lupi) qui sévit dans les zones tropicales et sub-tropicales des continents Amériain, Asiatique et Africain. Les DOM-TOM et particulièrement Antilles, Guyane et Réunion sont largement concernés. Les animaux s'infestent en ingérant les larves contenues dans les insectes coprophages ou les animaux s'en nourissant (lapin, volatiles divers, geckos, chauve-souris...). On estime que 70% des chiens errants à la Réunion sont porteurs du parasite. A l'état adulte, on le retrouve dans la paroi de l'oesophage (95%) et de l'estomac (5%). Sa migration larvaire jusqu'à ces endroits se faisant par l'endothélium des artères et capilaires, il provoque des lésions d'anévrisme à vie (rupture possible chez les jeunes surtout). Bien que la plupart des naimaux n'en souffrent pas, il est important de détecter la présence du parasite et de l'erradiquer puisqu'il peut provoquer de graves troubles digestifs, de la toux, un amaigrissement, de l'abattement, de l'anémie...C'est bien simple: tout chien amené en consultation pour trouble digestif, toux, hyperthermie, abattement, amaigrissement ou dysorexie est pour moi suspecté d'être porteur (en plus d'être suspect de pleins d'autres trucs bien sûr!). Le ver donne des granulomes dans la paroi digestive en s'enkystant; ces granulomes peuvent être responsables à terme de tumeurs sarcomateuses (dans 5-10% des cas) et/ou d'un syndrome de Cadiot-Ball (excroissances sur le périoste de la diaphyse distale des os longs).

Le diagnostic de certitude est établi par endoscopie digestive (visualisation des kystes) au terme de la migration larvaire (de 4,5 à 9 mois). Des radios thoraciques peuvent mettre en évidence les granulomes de plus de 2 cm, le plus souvent entre T8 et T10. On peut faire des marquages en cas de doute. On peut noter une spondylose des vertèbres thoraciques caudales dans environ 30% des cas. La copro est inconstante et difficile car les oeufs embryonnés sont très petits. La NF peut nous donner une anémie (régénérative ou pas) et/ou une éosinophilie qui sont inconstantes (quand on a plus de  1500 éosinos, c'est quasi-diagnostic d'une migration larvaire). Il paraitrait qu'on peut aussi avoir une hausse des PAL, des CK et des PT mais c'est tellement peu caractéristique...Personnellement, mon bilan de base est : NFS, radio thoracique de profil, +/- face si doute, test diro/ehrlichiose/lyme car il y a souvent co-infection. Endoscopie d'emblée après une radio thoracique ou à la toute fin si vraiment on a des doutes sur une spiro.

Une fois le ver détecté par la ou les méthodes de notre choix, on réalise une série d'injections d'averméctines (ou de nitroxinyl si c'est un colley, bobtail ou un lévrier) à bonne dose. Le plus souvent, c'est 6 fois à 2 semaines d'intervalle mais ça peut être plus que ça s'il reste des kystes. Maintenant si c'est tumorisé, on peut lui appliquer le protocole "six feet under". La prévention: ivomec tous les mois, ramasser les crottes de son chien, ne pas lui donner de poulet cru (la cuisson détruit les larves) et quitter au plus vite les DOM-TOM...il n'existe pas encore de petit comprimé blanc miraculeux qui puisse guérir ou prévenir la maladie efficacement. Un p'tit conseil à mes amis vétos qui ont des clients qui emmènent régulièrement leurs animaux en zone à risque: faites une NF 3 et 6 mois après le retour et une radio thoracique à 6 mois. copyright Gad Baneth copyright Anthony Bartolo  Sinon injection d'ivo 0,4 mg/kg au retour de voyage, ça fera les larves de filaires en plus.

copyright Rémo Lobetti
Par Anthony - Publié dans : Parasito-dermato
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Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /2007 16:49
Une chienne stérilisée de type Berge Allemand de 13 ans vient en consultation pour boiterie. Le chien, qui pèse 13 kilos, en a perdu 2 en 1 an et est maigre. Il mange et boit normalement, pas de troubles digestifs; à part la boiterie, rien n'est noté par le propriétaire. A l'examen, j'ausculte un souffle audible à droite et à gauche, d'intensité 3/6 connu depuis quelques temps sinon RAS. L'examen locomoteur est normal et je ne note rien de particulier. On décide une exploration de l'amaigrissement. Prise d'urines: jaunes, claires, densité 1,015 et protéines ++/+++ à la bandelette. J'envoie un bilan sanguin au labo et en attendant je réalise un frottis sanguin dont voici un apperçu:

 
Il s'agit de microfilaires de Dirofilaria immitis (maladie des vers du coeur).

Sinon voici la photo de l'oeil du chien qui avait l'ulcère profond de la cornée. Il ne prend plus la f
luo, la néovascularisation a quasiment disparu et il ne persiste qu'une légère dépression et une taie qui se dissipera peut être avec le temps. Pas mal, non?
Par Anthony - Publié dans : Parasito-dermato
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /2007 18:31
Des parasites? Non, j'en vois pas désolé...

Par Anthony - Publié dans : Parasito-dermato
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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /2007 12:29

C'est Franck qui va être content: l'article que j'ai écrit sur la spirocercose canine à Spirocerca lupi semble intéresser l'Italie et le Costa Rica...les italiens pour une publication dans leur Point Vétérinaire à eux et le Departamento de Patologia de l'Universidad Nacional de Costa Rica à Heredia me demande une copie papier de l'article (pour archive sûrement).

Voilà, petite fierté quand même...Il faut savoir que j'ai passé absolument TOUS les examens de rattrappage de parasito à l'école (oraux de juin et de septembre chaque année...que de bons souvenirs!); alors qu'un département de parasito d'Amérique du Sud me demande une copie de l'article que j'ai écrit me suffit amplement comme revenche sur cette matière (par ailleurs super mal enseignée à l'école je trouve).

Franck: tu l'auras ton Addison!! Et la neuro-ophtalmologie, c'en est où? Parce que l'anisocorie me botte bien...

Par Anthony - Publié dans : Parasito-dermato
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /2007 10:26
Suite à la demande de certains internautes, voici une compilation de données concernant la spiro. Ces données sont issues de nombreuses études disponibles à tous sur internet, de mon expérience perso et d'ouvrages vétérinaires. Je n'aborde que des notions générales pour faire connaître la parasitose, et ne rentre pas dans le détail du traitement et ses subtilités.
!!!Attention!!! Ce qui suit est exhaustif pour pas mal de choses, tous les animaux n'expriment pas tous les signes cliniques, très loin de là. Parlez de vos craintes à votre vétérinaire si vous sentez votre animal concerné par la maladie s'il provient d'une zone enzootique.
La spirocercose est une helminthose digestive due à la migration et au développement, dans la paroi de l'oesophage thoracique, de l'estomac et parfois de l'aorte, d'un spirure : Spirocerca lupi. Elle revêt une importance clinique majeure dans les zones d'endémie comme les DOM-TOM où elle est très présente et entraîne chaque année la mort de nombreux animaux. Elle doit faire partie du diagnostic différentiel des masses oesophagiennes et des régurgitations dans ces zones.
 
La maladie se rencontre principalement en zone tropicale et sub-tropicale des continents asiatique, américain et africain. D'autres régions comme le bassin méditerranéen ou l'Europe méridionale sont fréquemment concernées. Le parasite est surtout rencontré dans les DOM-TOM et plus particulièrement en Guyane et sur l'île de la Réunion. L'étude la plus récente sur des animaux médicalisés y a montré une incidence de 4,8% d'animaux exprimant la maladie et 27,5% de porteurs asymptomatiques. Une enquête réalisée à partir de l'autopsie de chiens errants euthanasiés en fourrière a révélé une prévalence de 71%.
Les chiens errants représentent un réservoir important du parasite qu'il faut prendre en compte pour la prophylaxie.
Les chiens de grande race comme le Labrador, Malinois, Berger Allemand, Beauceron et Boxer semblent prédisposés à la maladie. Le mode de vie des animaux paraît plus important que la race dans les prédispositions puisque les animaux de grande race sont plutôt des chiens d'extérieur alors que les chiens de plus petites races ont plus tendance à être en intérieur et donc moins exposés aux divers hôtes. Il n'y a pas de prédisposition sexuelle. Bien que des chiens de tous âges puissent être affectés, les animaux atteints ont le plus souvent entre 1 et 3,5 ans.
 
Cycle évolutif 
 
Les nématodes sont dioïques et se reproduisent à la faveur d'un accouplement. La prolificité du ver est très élevée puisque les femelles pondent environ 1 million d'oeufs par jour. Ceux-ci sont déversés dans la lumière digestive lors de la ponte par des trous percés par les femelles à travers les granulomes (visibles lors d'une fibroscopie digestive sous la forme d'opercules). Eliminés avec les fèces, ils doivent être ingérés par un hôte intermédiaire (HI : arthropode coprophage) pour évoluer jusqu'au stade de larve infestante L3 dans les tubes trachéaux ou la cavité générale.
De petits vertébrés peuvent ingérer ces hôtes intermédiaires : lézards, crapauds, serpents, oiseaux, hérissons, rongeurs, lapins. On les appelle hôtes paraténiques (HP). Ils accumulent les L3 qui restent quiescentes dans des kystes formés dans divers organes de ces hôtes. Les larves sont également transmises d'HP en HP par prédation.
L'hôte définitif peut se contaminer en ingérant indifféremment un HI ou un HP.
Au cours de la digestion, les larves L3 sont libérées dans l'estomac et traversent immédiatement la paroi gastrique. Elles gagnent par tropisme tissulaire la média des artères gastriques puis gastroépiploïques dès le 1er jour de l'infestation. Elles les remontent ensuite pour gagner le tronc coeliaque et l'aorte abdominale. On les retrouve dans la paroi de l'aorte thoracique environ à mi-chemin entre le diaphragme et l'arc aortique, où elles vont persister pendant 10 à 12 semaines. 2 semaines peuvent suffire pour parcourir toute l'aorte thoracique. Les larves de stade 4 sont formées vers la 10ème semaine. Par la suite, la majorité d'entre elles migrent par contiguïté tissulaire jusqu'à l'oesophage. A la quinzième semaine, la plupart des parasites ont gagné l'oesophage. La période prépatente dure de 4 à 5,5 mois voire jusqu'à 9 mois si l'hôte définitif s'infeste à partir d'un HP.
 
Signes cliniques
 
La spirocercose est très fréquemment asymptomatique. Lorsqu'ils sont présents, les signes cliniques sont variés et nombreux, donnant un tableau clinique protéiforme.
-Signes généraux
Un amaigrissement, une baisse d'appétit et de l'abattement sont souvent décrits par les propriétaires et constituent les motifs de consultation les plus fréquents avec les problèmes digestifs. L'examen clinique peut révéler une hyperthermie et une pâleur des muqueuses en relation avec une anémie ou un état de choc. Ces signes cliniques sont particulièrement marqués lors de néoplasme oesophagien.
-Signes digestifs
Régurgitations, vomissements, gène à la déglutition et dysphagie en sont les principales manifestations. Leur fréquence augmente avec l'évolution de la maladie et ils sont plus ou moins marqués en fonction de la consistance des repas. Les vomissements deviennent également de plus en plus rapprochés des repas. Certains chiens ne peuvent avaler que les liquides.
            -Signes respiratoires
Dyspnée et toux forte consécutifs à la compression du nerf vague voire de la trachée et à l'inflammation des terminaisons nerveuses. On peut parfois observer des syncopes à l'effort.
Une détresse respiratoire avec discordance, hyperthermie et abattement est notée lors de pyothorax lié à la rupture d'un granulome dans la cavité thoracique.
En cas de rupture aortique suite à la fragilisation par les migrations larvaires, on observe une dyspnée majeure précédant un état de choc hypovolémique entraînant la mort de l'animal.
-Signes nerveux
La spirocercose peut provoquer des convulsions, une parésie et une paralysie (localisation larvaire erratique à la moelle épinière) et des crises d'agressivité pouvant évoquer la rage en association avec le ptyalisme et les troubles de la déglutition.
-Autres signes
Boiteries intermittentes avec oedème, inflammation et douleur de l'extrémité des os longs atteints lors de syndrome de Cadiot-Ball (rare).
Signes cliniques aussi variés que les nombreuses possibilités de localisation erratique des larves : signes d'insuffisance cardiaque, abcès sous-cutané, nécrose de glande salivaire, prolapsus rectal...
 
Méthodes diagnostiques              
 
Suspicion clinique
Un chien de plus de 6 mois présentant des signes digestifs, respiratoires et généraux vivant en zone d'endémie ou y ayant séjourné doit inciter le clinicien à rechercher la présence du parasite. Le diagnostic différentiel avec d'autres maladies parasitaires tropicales comme la dirofilariose cardiaque, l'ehrlichiose monocytaire ou l'angiostrongylose doit être réalisé.
 
Hématologie et biochimie
 
La numération-formule sanguine est intéressante et devrait être effectuée sur des chiens suspects de spirocercose pour évaluer une éventuelle anémie entre autres. Une hyperéosinophilie marquée est présente dans 32,1% des cas dans une étude, de même qu'une neutrophilie dans 32,1% des cas également.
Une autre étude a montré une leucocytose dans 82% des cas et une anémie arégénérative dans 30% des cas de sarcomes oesophagiens secondaires à une spirocercose.
 
Imagerie médicale
            -Radiographie
Des radiographies de face et de profil du thorax peuvent s'avérer utiles au diagnostic de granulomes oesophagiens sans pour autant être un diagnostic de certitude. Il s'agit UNIQUEMENT d'un examen qui fournit une suspicion diagnostique mais qui est indispensable à l'évaluation générale de la cavité thoracique, en complément d'une fibroscopie digestive pour objectiver les cavités oesophagienne et stomacale.
La localisation la plus fréquente des granulomes est caudale à la 8ème côte, en arrière de la base du coeur, principalement entre T8 et T10. Une dilatation oesophagienne mineure et des lésions osseuses de spondylose des vertèbres thoraciques caudales pouvant aller jusqu'au pont vertébral sont fréquemment observées (12 cas sur 15 chiens atteints de sarcome oesophagien d'une étude). Seuls des granulomes de taille supérieure à 2cm peuvent être identifiés dans cette localisation typique. Les nodules gastriques ne peuvent être visualisés sur des radiographies sans produit de contraste.
 
Lors d'infiltration pariétale diffuse avec des masses de faible diamètre, la radiographie peut révéler des plages de densification interstitielle en regard de la zone de projection de l'oesophage sans masse clairement identifiable, entre le coeur et le diaphragme.
En cas de tumorisation des granulomes (pas fréquent, je le répète), les masses ont souvent une densité radiographique supérieure aux granulomes non tumoraux.
La radiographie thoracique permet parfois de mettre en évidence des lésions d'anévrisme aortique mais le recours à l'artériographie à simple contraste s'avère plus utile dans ce cas.
L'utilisation de produits de contraste (barytés ou iodés selon la suspicion de perforation digestive) pour la réalisation d'un marquage oesophagien ou gastrique améliore grandement la qualité du diagnostic. En cas de suspicion de syndrome de Cadiot-Ball, des radiographies des membres atteints sont indiquées. Elles sont caractéristiques et révèlent un épaississement des corticales osseuses de la diaphyse des os longs et des phalanges et une réaction périostée lisse et régulière ou bien discontinue d'aspect palissadique. On observe souvent un épaississement des capsules articulaires et un gonflement des tissus mous en regard des lésions osseuses.
La radiographie ne permet pas de compter avec précision le nombre de masses ni d'en préciser la nature avec certitude. Le pronostic n'est pas du tout le même en présence d'un ostéosarcome oesophagien ou d'un "simple" granulome spirocercien.
 
-Endoscopie digestive
La méthode diagnostique de choix réside dans l'utilisation de l'endoscopie digestive par voie haute sous anesthésie générale, qui permet de mettre en évidence les granulomes dus aux parasites dans la paroi de l'oesophage ou de l'estomac (toujours près du cardia) dans 100% des cas. Les nodules sont de nombre et de taille variable : de 1 à plus de 10 et de quelques millimètres à plusieurs centimètres. Il peut s'agir de simples soulèvements de la muqueuse oesophagienne, de véritables kystes operculés (orifices par lesquels les femelles pondent leurs oeufs) ou de volumineuses masses arrondies pouvant obstruer la lumière oesophagienne et engendrer un mégaoesophage (complication fréquente mais non systématique). Alors que les granulomes sont généralement recouverts d'une muqueuse oesophagienne d'aspect lisse et régulier, les tumeurs secondaires à l'infestation ont le plus souvent un aspect irrégulier, inflammatoire et sont ulcérées à leur surface.
Un suivi de l'efficacité du traitement peut être réalisé par endoscopie également. Idéalement, il faudrait réaliser une endoscopie systématique lors de suspicion pour poser le diagnostic et "évaluer les dégâts", et quelques temps après la fin du traitement pour en vérifier l'efficacité.
 
Coproscopie
C'est un examen simple pouvant être réalisé durant la consultation mais qui est d'interprétation très difficile.
La présence d'oeufs dans le prélèvement de selles est aléatoire. Elle dépend de la présence de femelles adultes, de leur nombre, de la communication des kystes avec la lumière digestive et de la fréquence de ponte.
L'examen doit être rigoureux et intéresser la totalité du prélèvement. Les oeufs étant de petite taille et se confondant souvent avec les matières fécales, les faux-négatifs sont nombreux en utilisant cette technique comme seul diagnostic de certitude de spirocercose.
Ce n'est pas une méthode de diagnostic précoce puisqu'il faut attendre la fin de la période prépatente (jusqu'à 9 mois) pour que les femelles commencent à pondre. L'animal peut déjà avoir des signes cliniques de la maladie avant que l'on puisse observer des oeufs.
La majorité des chiens atteints de sarcomes oesophagiens secondaires aux granulomes ont un examen coproscopique négatif au moment du diagnostic.
 
Autres 
Il n'existe pour l'instant aucun test permettant le diagnostic sérologique de la maladie.
La spirocercose étant fréquemment asymptomatique, elle se découvre souvent à l'autopsie.
 
Prophylaxie
Celle-ci est difficile à mettre en place étant donné le nombre important d'HI et HP pouvant transmettre les larves du parasite. Il est illusoire de vouloir se débarrasser de toutes ces espèces dans le milieu de vie des hôtes définitifs. Tout au plus pouvons-nous les limiter pour les animaux domestiques vivant sous la surveillance de leur propriétaire.                                
Il faut dans la mesure du possible éviter de donner à manger aux chiens tout ou partie de ces hôtes, particulièrement du poulet cru (la cuisson détruit les larves).
La meilleure prophylaxie serait donc de limiter le nombre d'oeufs libérés dans la nature.
Le dépistage et le traitement des chiens infestés qui constituent un réservoir de la maladie sont des moyens d'en limiter l'expansion. La prophylaxie passe également par la maîtrise des populations de chiens errants, nombreux dans les régions touchées par le parasite.
Les crottes devraient être ramassées et détruites régulièrement.
Les chiens infestés asymptomatiques posent problème car ils n'expriment pas de signes cliniques permettant de les soupçonner d'entretenir la parasitose.
Dans une étude récente, une chimioprophylaxie à base de doramectine injectée par voie sous-cutanée tous les mois avant une infection expérimentale n'a pas entièrement protégé contre le parasite mais a réduit les signes cliniques associés, retardé la ponte et diminué le nombre d'oeufs émis par rapport à un groupe de chiens non traités.
Un protocole utilisant la doramectine ou l'ivermectine tous les mois ou tous les 2 mois est utilisé dans certaines régions endémiques afin de tuer les larves en cours de migration à un stade précoce du cycle. L'efficacité de tels protocoles n'est pas avérée.
 
Pronostic
Le pronostic dépend de plusieurs facteurs : du nombre, de la taille et de la localisation des nodules ainsi que de la précocité du diagnostic et de la mise en oeuvre d'une thérapeutique adaptée.
Il est toujours réservé compte tenu de la tumorisation possible des nodules oesophagiens et de complications fatales comme la rupture aortique aiguë lors des migrations larvaires. Les sarcomes oesophagiens secondaires à l'infestation parasitaire par Spirocerca lupi sont de mauvais pronostic ; un traitement chirurgical, lorsqu'il est indiqué, peut néanmoins prolonger la durée de vie des chiens de plusieurs mois et améliorer nettement leur qualité de vie.
Même si les antiparasitaires arrivent à atteindre les vers et à les détruire, la plupart des lésions sont irréversibles et les animaux peuvent conserver des séquelles à vie.
 
Conclusion
 
La spirocercose est une maladie parasitaire potentiellement mortelle à l'origine de manifestations cliniques variées. Le recours à des examens complémentaires comme l'imagerie médicale est nécessaire au diagnostic définitif, qui doit être le plus précoce possible en raison du caractère rapidement évolutif des lésions. Le traitement repose principalement sur l'emploi d'avermectines, non dénuées de risques toxiques pour l'animal. Elle est d'une importance clinique majeure dans les DOM-TOM et en constante augmentation dans de nombreuses régions comme Israël, le sud des Etats-Unis et l'Afrique du sud. Des recherches sont en cours pour le développement d'un diagnostic sérologique spécifique et l'amélioration des protocoles thérapeutiques.
 
Par Anthony - Publié dans : Parasito-dermato
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 20:14

Bon, y'a un truc qui fait consensus dans la gestion de la maladie: la pitite injection de Carbésia qui va bien mais pour la suite...chacun y va de sa petite pierre et croit dur comme fer à sa thérapeutique, qui est toujours la bonne mais comme il y a 100 alternatives possibles, j'aimerais bien savoir ce vous faites tous en plus de la piqûre magique, que ce soit en injection ou en cacheton?

Personnellement, lorsqu'il n'y a pas encore urgence et nécessité de perfuser et/ou transfuser (anémie marquée, ictère clinique, chien vraiment moribond...), je réalise une injection de carbésia (avec anesthésique local) + dexaméthasone à dose anti-inf puis je donne en relai de la prednisolone à dose immunosuppressive (1-2 mg/kg/j) durant quelques jours pour tenter de shunter une éventuelle réaction immune. Protecteur hépatique et diurétique doux en plus de ça. Je réalise systématiquement un bilan urinaire, un bilan biochimique hépato-rénal (surtout depuis que j'ai perdu un chien d'IRA quelques jours après une piro soignée, sans avoir fait de bilan initial: l'IR était déjà latente ou faisait-elle suite à la piro...) et une numération-formule sanguine + plaquettes si les muqueuses sont douteuses. Ca peut paraître beaucoup mais quand on sait comment la maladie peut évoluer, je préfère avoir un bilan général de base pour savoir d'où on part et comment faire face. Heureusement, dans la majorité des cas, ça se passe très bien si le chien est amené dès qu'il devient patraque ou que la couleur des urines vire au brun.

Par Anthony - Publié dans : Parasito-dermato
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Mardi 31 juillet 2007 2 31 /07 /2007 07:48
Ce parasite a été isolé sur un raclage cutané d'un rat présenté pour prurit, alopécie et squamosis. Il s'agit de Radfordia affinis. Son nom exact a été trouvé sur un super site avec tout plein d'images microscopiques de parasites externes des NAC (en Anglais): http://www.radil.missouri.edu/info/para/Ectoparasites/

parasite.JPG
Par Anthony - Publié dans : Parasito-dermato
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Jeudi 22 novembre 2007 4 22 /11 /2007 19:43
Piro-1.JPG
Par Anthony - Publié dans : Parasito-dermato
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Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /2008 08:06
Y'a plus de saison ma brave dame!!
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Par Anthony - Publié dans : Parasito-dermato
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Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /2008 08:15
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Par Anthony - Publié dans : Parasito-dermato
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