Le Coryza du chat
Hier, on m'a apporté un chat fatigué. Ici, on dit qu'il est "en tas". Il ne mange plus depuis quelques jours et a des rougeurs au niveau de la truffe en plus d'avoir des éternuements. Il se trouve que la petite bête a en plus de ça un joli 41,4 de température (norme: 38-39°C) ce qui est déjà bien coquet. A l'ouverture de la gueule, on tombe sur des ulcères du bout de la langue, de la gencive et du palais dur. Quand on a ce genre de choses, on peut presque affirmer à coup sûr que le chat est atteint d'un des virus du coryza: le calicivirus. En plus comme il éternue, ça veut dire qu'il a une rhinite et dans ce contexte là, un herpès (qui fait aussi partie des virus du coryza du chat) est fort probable. Pour ce cas, je lui ai fait une piqure d'antibio et une autre d'anti-inflammatoire. Les proprios assureront la suite du traitement par piqure comme le chat est pseudo-intouchable (mes mains en témoignent...). L'idéal serait de lui faire une cure d'aérosols mais comme il y a 12 chats et plusieurs chiens qui ont la vérole dans la maison, on va commencer par simple! Les antibios sont juste là pour lutter contre la surinfection bactérienne qui est systématique et n'ont aucune action sur les virus. Il existe des antiviraux actifs issus de la médecine humaine mais leur coût est prohibitif pour bon nombre de propriétaires. On peut vacciner dès l'âge de 2 mois contre le coryza mais il faut savoir que le chat reste porteur à vie s'il est atteint et les rechutes sont possibles. A suivre pour ce chat...