myélographie dynamique
La pauvre bouledogue du post précédent n'a pas que des soucis d'otite ...ça serait trop simple sinon! Il a malencontreusement rencontré un pot de fleur il y a 1 an et demi et souffre depuis de douleur cervicale récurrente sans trouble moteur ou déficit proprioceptif associé. Ces douleurs répondaient bien à la cortisone...jusqu'à récemment où les crises deviennent de plus en plus fréquentes et réfractaires aux doses anti-inflammatoires de corticoïdes. Ca lui fait mal et ça l'empêche de manger, normal.
Des radiographies cervicales "à blanc" n'ont rien révélé de particulier. Une myélographie a donc été décidée en 1ère intention plutôt qu'un scanner grâce à la possibilité de réaliser un examen dynamique. Ca veut dire que je lui ai fait des radios en position forcée pour voir si la flexion ou l'extension du cou entraîne des modifications médullaires, comme c'est le cas lors de syndrome de Wobbler.
Cette myélographie a été réalisée par voie basse, c'est à dire en injectant le produit de contraste à partir des dernières vertèbres lombaires. On observe sur la vue neutre une diminution de l'espace intervertébral C2-C3 avec une légère surélévation de la colonne de contraste ventrale et un amaincissement de la colonne dorsale à partir de cet espace. Il y a à cet endroit un rétrécissement physiologique et une protrusion de l'anneau fibreux du disque intervertébral pouvant expliquer la surélévation de la colonne ventrale. On ne note rien de plus intéressant sur la vue en flexion mais la vue en extension est assez intéressante puisqu'elle montre une discontinuité de la moelle épinière: observez le léger virage pris par celle-ci à hauteur de C2-C3. Une moelle normale ne voit pas son trajet modifié par la position du cou. Il y a donc une instabilité cervicale entre C2 et C3 expliquant la douleur récidivante chez ce chien.
Le souci est de proposer ou non une chirurgie réparatrice possiblement lourde (pose de plaques, vis, ciment chirurgical...) qui pourrait agraver les choses sur un chien "uniquement" douloureux pour le moment. Il se peut aussi qu'il décompense brutalement un jour et se paralyse des 4 membres. Encore un choix difficile qui doit être pris après une bonne discussion éclairée avec le propriétaire.


Des radiographies cervicales "à blanc" n'ont rien révélé de particulier. Une myélographie a donc été décidée en 1ère intention plutôt qu'un scanner grâce à la possibilité de réaliser un examen dynamique. Ca veut dire que je lui ai fait des radios en position forcée pour voir si la flexion ou l'extension du cou entraîne des modifications médullaires, comme c'est le cas lors de syndrome de Wobbler.
Cette myélographie a été réalisée par voie basse, c'est à dire en injectant le produit de contraste à partir des dernières vertèbres lombaires. On observe sur la vue neutre une diminution de l'espace intervertébral C2-C3 avec une légère surélévation de la colonne de contraste ventrale et un amaincissement de la colonne dorsale à partir de cet espace. Il y a à cet endroit un rétrécissement physiologique et une protrusion de l'anneau fibreux du disque intervertébral pouvant expliquer la surélévation de la colonne ventrale. On ne note rien de plus intéressant sur la vue en flexion mais la vue en extension est assez intéressante puisqu'elle montre une discontinuité de la moelle épinière: observez le léger virage pris par celle-ci à hauteur de C2-C3. Une moelle normale ne voit pas son trajet modifié par la position du cou. Il y a donc une instabilité cervicale entre C2 et C3 expliquant la douleur récidivante chez ce chien.
Le souci est de proposer ou non une chirurgie réparatrice possiblement lourde (pose de plaques, vis, ciment chirurgical...) qui pourrait agraver les choses sur un chien "uniquement" douloureux pour le moment. Il se peut aussi qu'il décompense brutalement un jour et se paralyse des 4 membres. Encore un choix difficile qui doit être pris après une bonne discussion éclairée avec le propriétaire.
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